Hôtel à insectes
Installé dans le verger, l’hôtel à insectes offre un abri aux auxiliaires qui travaillent pour nous toute l’année : pollinisateurs, prédateurs de ravageurs, insectes du bois mort. Tiges creuses, bûches percées, pommes de pin, briques : chaque compartiment vise une famille précise.

Nos pensionnaires

Osmie (abeille solitaire)
Elle pond dans les tiges creuses de l’hôtel. Active dès les premiers beaux jours, elle pollinise avant les abeilles du rucher.
Photo : Rudolphous — CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Coccinelle à sept points
Adulte comme larve, elle dévore les pucerons par centaines. Elle passe l’hiver à l’abri, dans les interstices de l’hôtel.
Photo : Stephan Sprinz — CC BY 4.0, via Wikimedia Commons

Chrysope verte
Ses larves sont surnommées « lions des pucerons ». L’adulte hiverne volontiers dans les compartiments garnis de paille.
Photo : Didier Descouens — CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Perce-oreille
Logé dans les pots remplis de paille, il s’attaque aux pucerons et aux psylles. Un allié discret et nocturne.
Photo : Didier Descouens — CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Syrphe ceinturé
Il ressemble à une guêpe mais ne pique pas. L’adulte pollinise, la larve dévore les pucerons.
Photo : Alexis Lours — CC BY 4.0, via Wikimedia Commons
La Rosalie des Alpes
La Rosalie des Alpes (Rosalia alpina) est un longicorne bleu cendré tacheté de noir, aux antennes plus longues que le corps. Elle se développe dans le bois mort de feuillus — hêtres surtout, parfois vieux fruitiers — où sa larve passe plusieurs années avant de sortir en plein été.

C’est une espèce protégée en Suisse, et un bon indicateur : elle ne s’installe que là où l’on tolère le vieux bois. La voir chez nous dit quelque chose de la manière dont le verger est entretenu.
À ne pas déranger
Si vous en croisez une, contentez-vous de la regarder : elle est protégée, il est interdit de la capturer. Une photo suffit — et elle nous intéresse, signalez-nous vos observations au secrétariat.
Le bois mort n’est pas un déchet
Laissé sur place, il devient un habitat à part entière : larves de longicornes, champignons, oiseaux cavernicoles. C’est aussi ce qui permet à la Rosalie de s’installer.